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Brucella melitensis  [Modifier]

Nom commun : Brucelle

Mots clés : Brucellose, "fièvre méditerranéenne", melitococcie, "fièvre de Malte", fièvre ondulante, anthropozoonose, localisation intracellulaire.

Morphologie

Petits cocco-bacilles à Gram négatif, immobiles, non capsulés, non sporulés.

Culture

Milieux

  • Culture sur milieux de type gélose au sang : non
  • Milieux spéciaux :
    • Nécessite des milieux adéquats, enrichis en thiamine, niacine et biotine et additionnés de 5% de sang de mouton.
    • Leur croissance est favorisée par le sang, le sérum ou l'érythritol.

Particularités culturales identifiées

  • Culture lente.
  • Croissance favorisée par le CO2 (5 à 10%).

Températures cardinales

  • Tmin :
  • Topt : 35°C [Température habituelle de croissance si Topt est inconnu : ]
  • Tmax :

Atmosphère utilisée habituellement - exigences d'environnement gazeux

Aérobie strict. CO2 en primo-isolement

Caractères de base

  • Catalase : +
  • Oxydase : +
  • autres1 : uréase + ; nitrates +

Ecologie

Humain

L'homme est un hôte occasionnel.

Animal

Constitue le réservoir de germes. Classiquement, animaux d'élevage: caprins et ovins pour B.melitensis, bovins pour B.abortus, et porcins pour B.suis. Chiens, lièvres, rongeurs, bisons, chevreuils, dains, mouflons, chamois, rennes, caribous, coyotes, cerfs etc. sont aussi des hôtes. Spécificité d'espèce non rigoureuse.

Environnement

Produits d'avortement, placenta, sécrétions vaginales, environnement des animaux contaminés (étable, litière, fumier).
Lait et produits à base de lait cru d'élevages infectés.

Survie à l'extérieur de l'hôte

  • Milieu sec non organique : 32 jours.
  • Milieu organique humide : 125 jours
  • Milieu organique sec : jusqu'à 135 jours
  • Sang à +4°C : 180 jours.
  • Air :
  • Eau :

Pouvoir pathogène pour l'humain

Déterminisme

Bactérie à multiplication intracellulaire facultative.
Le mécanisme du pouvoir pathogène reste aujourd'hui en grande partie inexpliqué. La paroi contient une endotoxine ou lipopolysaccharide complexe. Les souches ayant une chaîne lipopolysaccharidique incomplète sont peu pathogènes chez l'animal. Brucella est capable de synthétiser des protéines dites de "choc septique" jouant un rôle dans son métabolisme et sa survie intracellulaire. Brucella synthétise et sécrète une protéine inhibant la production de TNF par les macrophages et les monocytes ce qui explique en partie la résistance de la bactérie à l'activité bactéricide des macrophages.
Brucella entraîne des réactions de défense immunitaire à médiation cellulaire avec une hypersensibilité de type retardée.

  • Colonisation-Invasion
    • A partir de la porte d'entrée cutanéo-muqueuse ou digestive, atteinte des ganglions par voie lymphatique.
  • Toxines et enzymes
    • -

Clinique

  • On ne documente que les cas les plus habituels
  • Infections suppuratives: néant.
  • Infections cutanées, sous-cutanées et muqueuses : néant.
  • Infection de plaies : néant.
  • Infections de la sphère ORL : néant.
  • Infections oculaires : néant.
  • Infections urinaires et rénales : néant.
  • Infections ostéoarticulaires : arthrites, spondylodiscites, sacro- iléites (formes subaiguës focalisées).
  • Septicémies (et endocardites) : oui, septicémie d'origine lymphatique (fièvre ondulante sudoro-algique) ; endocardites.
  • Infections pulmonaires : néant.
  • Infections neuro-méningées : méningites (au décours des formes septicémiques ou d'emblée isolées).
  • Infections des séreuses : néant.
  • Infections digestives: néant
  • Toxi-infections alimentaires : néant
  • Chocs : néant
  • Maladie typique (éventuellement)

Circonstances

Mode de transmission

Contamination directe (75% des cas) : par voie cutanée ou cutanéo-muqueuse lors d'un contact avec des animaux infectés (maladie professionnelle: vétérinaires, bergers, éleveurs, marchands de bestiaux ; personnel de laboratoire). Contamination indirecte (25%des cas) : par voie digestive, par ingestion de fromages ou laitages contaminés. Pas de contamination inter-humaine.

Période d'incubation

Très variable; de 5 à 60 jours. Parfois, plusieurs mois.

Facteurs favorisants ou aggravants

Contact avec les animaux ; consommation de produits laitiers non industriels (lait et fromages crus, non stérilisés ou pasteurisés).

Epidémiologie

Répartition des cas

Mondiale, particulièrement fréquente sur le pourtour du bassin méditérannéen.

Hôtes hors humain et zoonoses

  • Animaux domestiques et divers animaux sauvages.
  • Zoonoses : Oui, en particulier le bétail.

Maladie à déclaration obligatoire

  • Oui

Sensibilité attendue aux thérapeutiques

Antibiotiques et mécanismes de résistance

  • Sensibilité aux tétracyclines, rifampicine, streptomycine, triméthoprime- sulfaméthoxazole, aminosides, chloramphénicol et érythromycine.
  • Résistance naturelle aux pénicillines et céphalosporines (sauf ceftriaxone et céfotaxime). Les souches ayant acquis une résistance sont rares.

Antiseptiques et désinfectants

Sensible à de nombreux désinfectants : hypochlorite de sodium à 1 %, éthanol à 70%, solutions d'iode et d'alcool, glutaraldéhyde, formaldéhyde.

Diagnostic

Prélèvements habituels

Sang

  • Autres prélèvements

Autres produits pathologiques : pus d'arthrites ou d'ostéites, ganglions lymphatiques, LCR, moelle osseuse.

Diagnostic Direct

  • Microscopie
    • Petits cocco-bacilles à Gram négatif.
  • Culture
    • Lenteur de croissance à l'isolement.
    • Petites colonies lisses, translucides.
    • Flacons d'hémoculture conservés 6 à 8 semaines à 35°C.
    • Méthode de lyse-concentration performante.
    • Mise en culture des autres prélèvements sur des milieux à base de peptones additionnés de 5 % de sang de mouton: gélose trypticase-soja, gélose tryptocaséïne-soja, gélose Columbia, gélose chocolat à 35°C sous 5 à 10 % de CO2.

  • Diagnostic Immunologique
    • Non
  • Méthodes Moléculaires
    • Séquençage.
    • Dans certains laboratoires spécialisés : utilisation de sondes à base de fragments d'ADN cloné pour les biotypes les plus fréquents.

Diagnostic indirect (par exemple sérologie)

  • Sérodiagnostic de Wright (réaction de référence selon OMS):agglutination d'une suspension de Brucella en présence de dilutions du sérum à étudier. Met en évidence les IgM et IgG lors des brucelloses aiguës. Se positive précocement, 10 à 15 jours après le début de la maladie et se négative en 6 à 12 mois.

  • Epreuve à l'antigène tamponné (EAT) ou réaction à l'antigène au Rose Bengale: réaction rapide d'agglutination sur lame utilisant une suspension en milieu acide et tamponné de Brucella inactivées et colorées par le Rose Bengale. Positivité au 4ème-5ème jour persistant plusieurs mois. Très sensible et spécifique.

  • Immunofluorescence indirecte: Positivité plus tardive que le sérodiagnostic de Wright. L'antigène est une suspension inactivée de Brucella. Très utile dans le suivi des brucelloses chroniques sous traitement.

Techniques bactériologiques pour la prévention des infections nosocomiales

-

Bases de la thérapeutique

De l'infection déclarée

  • Sur la base des spectres remis à jour annuellement (Dictionnaire VIDAL®) ou sur la base de données locales (Comité des Antibiotiques de l'Hôpital). Individuellement sur la base de l'antibiogramme.
  • Traitement usuel de 21 jours associant la doxycycline et la streptomycine ou la doxycycline et la rifampicine.

Prophylaxie

  • Générale :
    • Contôle des cheptels, dépistage.
    • Abattage des animaux atteints.
    • Pasteurisation du lait.
  • Milieu hospitalier : -
  • Prophylaxie vaccinale :
    • Réalisée jusqu'à ces dernières années chez les professionnels exposés, le produit est actuellement retiré du marché.
    • Arrêt de la vaccination bovine car source de confusion dans l'interprétation des examens sérologiques de dépistage.
  • Chimioprophylaxie (antibioprophylaxie) : Aucune

Risques professionnels

Parmi les infections acquises au laboratoire, la brucellose est la plus fréquemment signalée; 423 cas signalés jusqu'en 1976, dont 5 décès.

  • Origine : Maladie professionnelle : vétérinaires, bouchers, taxidermistes, éleveurs, agriculteurs, biologistes, personnel de laboratoire.
  • Classe de risque :
    • Méthode de niveau de biosécurité 2 pour les travaux portants sur les échantillons cliniques d'origine humaine ou animale.
    • Méthode et installations de confinement de niveau de biosécurité 3 pour toutes les manipulations de cultures et pour les expériences sur animaux.

Rédacteurs et validation

  • Rédacteurs : A. Villet, M. Batisson
  • Validation : cadre du CHU
  • 1 Seuls les caractères facilement obtenus à la paillasse doivent être notés

FichesBactéries/BrucellaSpp (dernière édition le 2008-09-04 10:12:49 par JeanPierreFlandrois)

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